Michel Sarazin, vie, joie, bonheur
Michel Sarazin aime la vie. C'est sans doute le motif (au double sens du terme: représentation et raison d'être) de sa peinture.
Des scènes d'intérieur et/ou d'extérieur, des motifs de tissus, des lieux, encore d'autres lieux, des enfilades de pièces, un corps qu'on devine, un ange passe, du bleu, des matinaux...
Oui, on pense aux Matinaux, de René Char. Joie des matins. Ces formats carrés à la manière des fenêtres de notre enfance sont autant de trouées par où la lumière peut se faire un passage jusqu'à nous: la vie jaillit comme une pirouette d'enfant, avec ces signes à la fois simples et complexes, tant il est vrai que Michel Sarazin échappe à toute étiquette qui voudrait le mettre une fois pour toutes dans une case:
- Si son trait est souple, il sait aussi se faire ferme et creuser la matière.
- Oui, c'est entendu, la couleur est à l'honneur. Et pourtant, il y a plus: ses à-plats nous convient à une profondeur, une perspective. Ces couleurs vibrent, elles nous appellent. On voudrait enjamber la fenêtre et répondre à son invite.
- Sous une apparente simplicité, une insouciance d'enfant, il y a une construction architecturale extrêmement précise de chaque tableau, qu'il s'agisse d'un corps ou d'un lieu.
- Le trait est fiévreux, énergique, rythmique, jeté parfois avec une ardeur rageuse. Mais quel calme, pourtant, dans ces silhouettes, ces scènes, ces constructions... On voudrait pouvoir dire: la peinture de Sarazin est la peinture d'une sérénité en jaillissement perpétuel.
Une seule chose est sûre, finalement: sa peinture est affaire de corps: que le corps occupe tout l'espace réel (La jeune romaine), l'espace idéal (L'Ange de Noël), ou une part infime du champ (Un Matin heureux, L'Heure de la douche), il est toujours le motif principal. Un corps parfois sensuel, parfois métaphysique: toujours un corps heureux.
On pourra trouver une parenté à Sarazin du côté de Matisse, Chagall ou Dufy. Mais le plus juste sera de dire, tout simplement, que Sarazin, ses pastels au bout des doigts, n'écoute que sa joie.
Laurent Contamin, 2002.
Dramaturge, collaborateur de France Culture
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Biographie
Michel SARAZIN
Artiste Peintre Plasticien
Né le 11 novembre 1942 à Neuilly sur Seine.
Ecole des Beaux Arts de Caen
Etudes de psychologie à Rennes.
Enseignant à Bayeux de 1968 à 1995.
Vit et travaille à Clichy la Garenne (92) France
Principales distinctions
Sociétaire du Salon d'Automne
Lauréat de la fondation Taylor,Paris 2004
Invité d'honneur, salon d'Ozoir, 2005
Invité d'honneur, salon de Chatou, 2000
Prix de la ville de Garches, 1998
Grand prix du Salon de Chatou, 1997
Prix de la ville de L'Isle Adam, 1996
Grand Prix de la ville d'Enghien, 1995
Trophée des Champagnes de Castellane, 1994
Prix du Conseil Général, Brécey, 1993
Prix de la ville de Caen, 1992
Collection publiques
Ville de Courseulles
Musée des Beaux-Arts de Laon
Ville de L'Isle Adam
Ville des Sables d'OlonneVille de Sanary sur Mer
Exposition personnelles récentes
2008 Bruxelles, Galerie Louise Londre
2007 Paris, Galerie Colette Dubois
2006 Genève, Galerie Horizon
2006 Le Havre, Galerie Corinne Lemonnier
2006 Strasbourg, Galerie Pascale Frossel
2005 Houston, Texas, USA, Galerie Nolan Rankin
2005 Lyon, Galerie des Tuiliers
2005 Saint Paul de Vence, Mas d'Artigny
2004 Paris, Galerie V.R.G
2003 Paris, Galerie V.R.G
2003 Le Havre, Galerie Corinne Lemonnier
2002 Paris, Galerie V.R.G
2002 Houston, Texas, USA, Galerie Nolan Rankin
2001 Le Havre, Galerie Corinne Lemonnier
2006 Strasbourg, Galerie Rauscher
2000 Chicago, Illinois, USA, The Three Arts Club
En permanence
En France
Paris, Galerie Colette Dubois
Le Havre, Galerie Corinne Lemonnier
Strasbourg, Galerie Pascale Frossel
Aux Etats-Unis
Houston, Texas, USA, Galerie Nolan Rankin
Chicago, Illinois, USA, The Three Arts Club
Philadelphie, Pennsylvanie, Galerie Newman & Saunders
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